Méditation mariale mars 2021


Méditation mariale - Mars 2021


« Entrons sans tarder dans le Refuge du Cœur Immaculé de Marie

par le Saint Rosaire...

Notre Mère est l’Arche protectrice des derniers temps... »

Apocalypse 12,13-14 : « Se voyant rejeté sur la terre, le Dragon se lança à la poursuite de la Femme, la Mère de l’Enfant mâle. Mais elle reçut les ailes du grand Aigle pour voler au désert jusqu’au refuge où, loin du Serpent, elle doit être nourrie un temps et des temps et la moitié d’un temps... »


En ce Chapitre 12 de l’Apocalypse, c’est la seconde fois que Jean revient au thème du désert où la Femme trouve refuge. On connaît dans son Evangile et ses épîtres son style unique où la répétitivité invite à la contemplation... (Jn 1,1-2 / 1 Jn 1,1-4). Mais en ce lieu central du livre prophétique, l’Apôtre bien-aimé envisage tout autre chose : il s’agit plutôt d’une alerte décisive et d’une insistance issue de sa tendresse paternelle qui aime à nous prévenir. Il veut en quelque sorte susciter en nos cœurs une vigilance extrême en vue du redoutable combat des derniers temps. Ne se déroule-t-il pas aujourd’hui sous nos yeux jusqu’à l’intérieur de l’Eglise ? Aussi, pour échapper autant à la séduction trompeuse qu’à la haine dévastatrice du Dragon, Jean désire au plus haut point nous attirer vers le lieu le plus protégé : le silence du désert où se déploie la force de la prière continuelle liée au mystère de la Femme, refuge des derniers temps !


En réalité, ce lieu du refuge est le Cœur maternel de la Femme comme Jean l’a expérimenté lui-même à Ephèse. En effet, après avoir fui la Palestine et protégé la Sainte Vierge dans la solitude de « Meryem ana evi » (la Maison de Marie cachée au-dessus d’Ephèse), il a continué sa mission d’Apôtre porté par Elle... découvrant de plus en plus que le « Voici ta Mère » reçu du Sauveur en Croix (Jn 19,27) était adressé aussi à tous les hommes. Ce mystère de la Femme était si fort en son cœur que, plus tard, durant sa captivité dans l’Ile de Patmos, un signe révélateur le confirme : la grotte en hauteur dans laquelle il priait souvent, à l‘Est de la mer Egée, était orientée vers la Maison de Marie...

Jean est le premier à vivre son amour pour le Christ à travers le Cœur de sa Mère. Reçue de Lui, il en devient le mystérieux protecteur et révélateur. Dans le bestiaire de la Bible, n’est-il-pas l’Aigle ? C’est donc bien lui qui a mené la Vierge vers sa dernière demeure solitaire sur les collines d’Ephèse face à la mer Egée : « Elle reçut les deux ailes du grand aigle pour voler au désert jusqu’au refuge... » (Ap 12,14). Là, cachée, Elle est déjà la Mère de l’Eglise primitive.


« Loin du serpent » : la solitude silencieuse du désert éloigne l’Ennemi, à condition qu’elle soit remplie de prière continuelle comme le dit d’expérience un Père du désert : « un profit indicible provient de la solitude... mais elle ne doit pas être séparée de la prière. La solitude et la prière ensemble sont le bien suprême. » (Nicéphore le Solitaire). Cela décrit bien le vécu de la Femme dans la solitude et la prière incessante de son petit ermitage au-dessus d’Ephèse. C’est en vérité le triomphe de l’humilité : Celle qui est la Mère de Dieu et la Mère de l’Eglise se tient cachée et effacée dans une tendresse priante qui, déjà, porte sans cesse l’humanité pécheresse.

« Elle doit être nourrie un temps et des temps et la moitié d’un temps » : ces trois ans et demi peuvent signifier la durée du règne absolu et dévastateur de l’Antichrist. Et durant ce temps terrible de persécution et de domination des ténèbres, nous sommes invités à entrer dans l’Arche protectrice du Cœur Immaculé de Marie, notre Mère... Là, nous serons en prière continuelle pour méditer en son Cœur (Lc 2,19) les Evangiles du Sauveur. Telle est la nourriture sainte qui sauve nos âmes. C’est dire si pour nous, aujourd’hui, le silence du désert est une urgence pour échapper à la domination actuelle de Satan sur notre monde et jusque dans l’Eglise.... alors, prions chaque jour le Rosaire si puissant de la Femme qui est « la nourriture solide » qui nous tiendra debout !


Plus que jamais, nous devons redoubler de vigilance évangélique et mariale pour demeurer fidèles au Seigneur face au nouvel ordre mondial tyrannique suscité par l’infernal Dragon. Profitant de l’interminable pandémie, les Maîtres cachés et les Puissants de cette civilisation postmoderne commencent déjà à nous proposer le « great reset » : la grande « Réinitialisation » de l’humanité vers le transhumanisme intégral libérateur ! Ce que Klaus Schwab, fondateur du forum de Davos, appelle la quatrième Révolution industrielle. De fait, en nous faisant miroiter le confort d’une vie matérialiste hyper sécurisée (vaccin compris), nous sommes déjà entrés dans les délires d’une vie quotidienne sans cesse surveillée : c’est le cas en Chine communiste (et capitaliste !) où le citoyen est technologiquement « suivi » par des milliers de caméras à reconnaissance faciale à travers lesquelles il est « noté » dans le système inhumain du « crédit social » ! Prophétisé par George Orwell (lire 1984) et Aldous Huxley, l’inquiétant « meilleur des mondes » est déjà là...

Bien sûr, dans la majorité de la presse et les dominants des réseaux sociaux, vous aurez toujours un discours rassurant qui vous mettra en garde contre les « fake news » alarmistes ! Mais du temps de Noé, Dieu l’avait prévenu de construire l’Arche du salut pour échapper à l’horrible décadence du monde d’alors : « Le Seigneur vit que la méchanceté de l’homme se multipliait sur la terre : à longueur de journée, son cœur n’était porté qu’à concevoir le mal. Il se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre et il s’affligea dans son cœur... Dieu dit à Noé : « La fin de toute chair est arrivée, je l’ai décidé... Entre dans l’arche, toi et toute ta famille, car je t’ai vu seul juste à mes yeux parmi cette génération » (Gn 6,5-6-13 / 7,1).

Notre monde actuel est arrivé bien au-delà du temps de Noé ou de Sodome... Car le Sauveur est venu nous aimer jusque sur la folie de la Croix, et 2000 ans après, nous le crucifions comme jamais par un nombre et une perversité de péchés horribles qui défient le Ciel : n’oublions jamais que « piétiner » jusqu’au bout son infinie miséricorde est le péché suprême qui aboutit à l’enfer ! A travers Sainte Faustine, Jésus nous a prévenu de ne pas louper le rendez-vous de sa Miséricorde : « Que les grands pécheurs mettent leur espoir en ma miséricorde... Avant de venir comme Juge équitable, j’ouvre d’abord toute grande les portes de ma miséricorde. Qui ne veut pas passer par la porte de ma miséricorde, doit passer par la porte de ma justice... » (Petit journal, 1146).


Nous voilà donc arrivés à la réalisation de la terrible prophétie Satanique : « Vos yeux s’ouvriront et vous serez comme des dieux, qui connaissent le bien et le mal ! » (Gn 3,5). Cet au-delà pervers de toute limite qui fait du mal un bien « être », nous le retrouvons dans la décadence de tous nos choix de société qui vont toujours plus loin dans l’horreur normalisée... Sœur Lucie de Fatima nous a prévenus : « La bataille finale entre Dieu et Satan portera sur le mariage, la famille et la vie ! N’ayez pas peur, car tous ceux qui travailleront pour le caractère sacré du mariage et de la famille seront toujours combattus et haïs de toutes les manières, parce que c’est l’affaire décisive... c’est le point central qui soutient la Création, la vérité sur la relation entre l’homme et la femme, et entre les générations. Quand on touche à la colonne centrale, tout l’édifice s’écroule, et c’est cela que nous voyons en ce moment... »

C’est pourquoi la fuite au désert de la Femme n’est pas une peur ou une démission, mais un renouvellement de notre vie par la prière mariale. C’est aussi un exode salutaire de l’Eglise persécutée par le Dragon. Ce fut le cas pour la Vierge Marie que Jean l’Apôtre protégea et mis à l’abri dans la solitude sur les hauteurs d’Ephèse. C’est enfin le mystère de l’Eglise dans sa passion finale à l’image de celle de son Maître et Sauveur : enveloppée et portée par la tendresse de Marie, un cri inspiré montera de son cœur :

« Je dis au Seigneur : « Mon refuge, mon rempart, mon Dieu dont je suis sûr !... Il te couvre et te protège. Tu trouves sous son aile un refuge : sa fidélité est une armure, un bouclier... Oui, le Seigneur est ton refuge ! » (Ps 90,2-4).



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