Méditation mariale + Juillet-Août 2021

« Veillez et priez en tout temps, afin d’avoir la force d’échapper à tout ce qui doit

arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme ! »

Luc 21,36


« Près du Cœur de la Mère, nous serons l’Eglise cachée des derniers temps ! »


Cet Evangile eschatologique nous est précieux en ce temps où tous les horizons semblent se fermer. Il vient nous ouvrir de l’intérieur : en ce lieu du cœur où Dieu seul habite et nous attend. Face à la fièvre activiste du matérialisme qui nous tient prisonnier à l’extérieur, nos journées doivent être traversées de l’intérieur par le Rosaire de Marie et la prière silencieuse du cœur... c’est là notre force invincible ! Il faut retrouver le goût de l’intériorité et ce sera alors si simple de se calmer, de fermer les yeux et de pénétrer dans ce « Royaume de Dieu, caché au-dedans de nous » (Lc 17,21). Tel est le lieu profond où nous emmène la Vierge Marie, elle qui méditait sans cesse les paroles de Jésus « en son cœur » (Lc 2,19). Le cœur n’est-il pas notre forteresse ultime des derniers temps ? Dieu nous y garde libre pour écouter « passer » la brise de son amour comme Elie au Mont Horeb (1 R 19,12).

Le Maître nous a prévenus sur les épreuves des derniers temps, et nous y sommes (voir les méditations mariales de Mai et juin : « Great reset » / « Transhumanisme »...) ; il faut donc de toute urgence repasser en nos cœurs ses Paroles de lumière qui nous ouvrent la porte de la paix. Ne soyons pas effrayés par les terribles épreuves présentes et à venir, la Vierge nous gardera de l’influence du mauvais qui veut faire de la peur notre prison : Car « il n’y a pas de crainte dans l’amour... » (1 Jn 4,18) dit l’Apôtre bien-aimé. Alors, méditons ce verset unique de l’Evangile selon Saint Luc où Jésus nous donne les clefs de la résistance victorieuse ! Ainsi, nous nous tiendrons « debout » devant Lui en l’attente vigilante de son retour !

Découvrons encore et encore la puissance de la foi priante qui rayonne l’amour sur une multitude. Moment inoubliable dans la vie de petite Thérèse quand l’Esprit l’illumine sur le mystérieux verset du Cantique des cantiques : « Attire-moi, nous courrons ! » (Ct 1,4) Ecoutons là attentivement, c’est une question de vie ou de mort pour la vie chrétienne : « Voici ma prière : je demande à Jésus de m’attirer dans les flammes de son amour... et je sens que plus le feu de l’amour embrasera mon cœur, plus je dirai : attire-moi, plus aussi les âmes qui s’approcheront de moi courront avec vitesse à l’odeur des parfums de leur Bien-Aimé, car une âme embrasée d’amour ne peut rester inactive ! » (Manuscrit C, folio 35-36). Comment ne pas penser aussi au cri ultime de la petite Sainte Jacinta de Fatima : « Si je pouvais mettre dans le cœur de tout le monde, le feu que j’ai là, dans la poitrine !... »


« Veillez et priez en tout temps ! »


Le Seigneur vient tout d’abord lier la prière à la constance : La prière évangélique authentique ne se lasse pas et persévère, quels que soient les états physiques, psychologiques ou spirituels. Les Pères du désert voyaient dans « l’acédie » (dégoût, accablement...), un des grands ennemis de la perpétuelle prière. Il faudra donc, comme on dit, « ne pas trop s’écouter » et acquérir peu à peu le sens de la lutte spirituelle pour vaincre les embûches des tentations et du Tentateur ! Dans la civilisation du bruit et de l’hyper connectivité, il faut apprendre à éteindre son portable pour retrouver son cœur profond. A travers le Chapelet de Notre Mère, nous veillerons en t’attendant Seigneur... car, « par Elle, comme par un pur cristal, ta miséricorde est venue jusqu’à nous ! »

(Sainte Faustine, Petit journal, 1746)



« Afin d’avoir la force d’échapper à tout ce qui doit arriver ! »


A Gethsémani, Pierre n’a pas eu « la force de veiller une heure » avec son Maître (Mc 14,37). Il aurait du être pour les Apôtres le premier « veilleur » qui les entraînent... Comme nous, sa foi était encore fragile et peu combative. C’est pourquoi au seuil de son Ascension, le Seigneur fait cette promesse qui rejaillira sur l’Eglise de tous les temps : « Vous allez recevoir une force, celle de l’Esprit Saint qui descendra sur vous. Vous serez alors mes témoins... jusqu’aux extrémités de la terre ! » (Ac 1,8). Et c’est là que s’opère la nouveauté évangélique : « On est semé dans la faiblesse, on ressuscite dans la force ! » (1 Co 15,43). Et les chemins de cette étonnante nouveauté n’ont pas fini de nous surprendre dans la sagesse donnée à Saint Paul : « De grand cœur, je me glorifierai surtout de mes faiblesses, afin que repose sur moi la puissance du Christ...» (2 Co 12,10).

Ainsi, la force de Dieu ne se déploie que dans la faiblesse offerte de l’homme. La faiblesse qui supplie sera purifiée et visitée par le Dieu fort : « Il élève les humbles ! » (Lc 1,52). Car seule l’humilité du faible attire Dieu... et voici l’admirable conséquence : « lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort ! » (2 Co 12,10). Et au moment où il suppliait d’être délivré « d’une écharde dans sa chair » ; Paul l’a appris en direct du Seigneur : « Ma grâce te suffit, car la puissance se déploie dans la faiblesse ! » ( 2 Co 12,9).

C’est cette disposition fondamentale qu’il faut laisser affleurer en nos vies pour « avoir la force d’échapper à tout ce qui doit arriver ! » L’humble est fort parce qu’il s’appuie uniquement sur un Autre mystérieux : « Il a cru en la force de Dieu ! » (Col 2,12). Jésus vit en lui de plus en plus et dessine jour après jour son visage de sainteté. Tel est le secret de l’enfance spirituelle « révélé aux tout-petits » par le Père (Mt 11,25). L’humilité de la foi qui supplie dans la prière continuelle est notre seule force. Elle nous ouvre à la paix de l’espérance dans les terribles épreuves des derniers temps qui commencent...


« Et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme ! »


« Mais le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Lc 18,8). Dans les précédentes « Méditations mariales », nous nous sommes déjà arrêtés sur cette mystérieuse parole du Christ. Elle est troublante dans son interrogation. Et elle pourrait signifier un écroulement et une certaine trahison de la vraie foi dans les épreuves ultimes de l’Eglise ? Il faut contempler les terribles événements de la Passion du Seigneur pour le deviner : presque tous les Apôtres et les disciples fuient, tandis que Judas trahit et livre le Maître (Mc 14,43-52). Ainsi, comme durant la Passion du Seigneur, l’épreuve ultime de l’Eglise se jouera au pied de la Croix... Et là, il ne reste plus qu’une poignée de « fidèles » dont la Mère de Jésus est la Clé de voûte : « Près de la Croix de Jésus se tenaient sa Mère... Marie, femme de Clopas et Marie de Magdala... et le disciple que Jésus aimait » (Jn 19,25-26).

Dans la foi vigilante, la prière continuelle du saint Rosaire et le chapelet de la Miséricorde, les yeux de notre cœur sauront voir que le retour du Seigneur Jésus est proche. Alors, nous nous blottirons plus que jamais dans les bras de Marie comme Jean et Marie-Madeleine. Près du Cœur de la Mère, nous serons l’Eglise cachée des derniers temps, debout avec Elle au pied de la Croix du Sauveur... attendant sa manifestation puissante promise par Lui à Sainte Faustine :


« Tu prépareras le monde à mon ultime venue... Avant de venir comme un Juge équitable, je viens d’abord comme Roi de miséricorde. Avant qu’advienne le jour de justice, il sera donné aux hommes un signe dans le ciel. Toute lumière dans le ciel s’éteindra et il y aura de grandes ténèbres sur la terre. Alors le signe de la Croix se montrera dans le ciel, et des plaies des mains et des pieds du Sauveur, sortiront de grandes lumières, qui pendant quelque temps illumineront la terre. Ceci se passera peu de temps avant le dernier jour... »

« O Sang et Eau, qui avez jailli du Cœur de Jésus comme sourde de miséricorde pour nous...

J’ai confiance en Vous ! » (Petit Journal, 83-84)


11 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout