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EXTRAITS DU LIVRE DE VIE

DE LA COMMUNION DU COEUR IMMACULE DE MARIE

(Le Livre de Vie est disponible dans les pages réservées aux membres de la Communion du Coeur Immaculé de Marie)

Prologue

                                         

                                                                        « J’ai ouvert devant toi une porte

                                                                                                        que nul ne peut fermer… »

                                                                                                                                Ap 3,8

        

Sur les traces d’Elie le prophète : « Il est vivant, le Dieu d’Israël devant qui je me tiens ! » (1 R 17,1) et de Jean l’Apôtre bien-aimé : « Dieu est Amour ! » (1 Jn 4,16) ; nous recevons l’appel à contempler et suivre le Seigneur Jésus au désert (Lc 5,15-16) à travers le Cœur silencieux de Marie (Lc 2,51)… Là, nous tendrons à vivre au cœur de l’Evangile (Lc 2,19). Nous le réaliserons sous la forme de « Laures mariales », de type oriental byzantin et carmélitain. Cette solitude silencieuse conduira nos cœurs sur le chemin évangélique de « la voie d’enfance mariale » (Mc 10,13-16 / Jn 19,27). Attentifs en Eglise à l’œuvre de l’Esprit, la prière la plus continuelle possible nous portera à vivre des missions ponctuelles comme un débordement de la contemplation amoureuse du Christ.

 

           En ces temps d’accélération eschatologique (Lc 21,25-28), notre « Laure spirituelle » constante sera le Cœur Immaculé de la Femme. Face au dragon destructeur de l’humanité, l’Apocalypse nous la présente « Enveloppée de soleil » et déjà victorieuse par la Lumière du Christ qui la traverse (Ap 12,1-3). Nous nous enfuirons vers Elle, refuge du désert (Ap 12,6) pour « veiller et prier en tout temps » (Lc 21,36). Car nous n’oublierons pas sa promesse : « Je ne t’abandonnerai jamais ! Mon Cœur Immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu. » (Parole de Notre Dame de Fatima à Sœur Lucie, 13 juin 1917). Mère de l’Eglise, Marie est l’Arche des derniers temps où nous devons entrer pour être protégés (Gn 7,1) et préparés aux combats intenses de la Parousie… Ainsi, en ces temps décisifs, la « communion du Cœur Immaculé de Marie » ouvre humblement une voie mariale évangélique pour toutes les formes de vie chrétienne, tous les âges et tous les milieux de la société actuelle : consacrés, familles, travailleurs, patrons, mouvements, jeunes, enfants… car « en regardant Marie, nous voulons croire en la force révolutionnaire de la tendresse… pour que l’Evangile parvienne jusqu’aux confins de la terre ! » (Pape François, La joie de l’Evangile, 24 novembre 2013, n° 288).

 

          Dans cette communion mariale ecclésiale et sociétale, nous n’oublierons jamais le dessein miséricordieux du Père : en son Fils bien-aimé, il nous appelle tous à l’aventure unique de la sainteté qui est la beauté suprême de l’Eglise. Les épreuves et les inquiétudes viendront nous faire douter de la tendresse de Dieu, « mais devant lui nous apaiserons notre cœur, si notre cœur venait à nous condamner, car Dieu est plus grand que notre cœur et il connaît tout ! » (1 Jn 3,19-20).

 

           Par-dessus tout, nous écouterons fidèlement Marie, Mère de Jésus et notre Mère, qui nous porte à faire « tout ce qu’il nous dira » (Jn 2,5). Pour vivre de ce réalisme évangélique marial, nous plongerons dans la profondeur de l’humble quotidien où Dieu se cache : « Nous serons alors pauvres d’esprit et Jésus viendra nous chercher, si loin que nous soyons il nous transformera en flammes d’amour !... c’est la confiance et rien que la confiance qui doit nous conduire à l’Amour… » (Sainte Thérèse de Lisieux, Lettre 197). En suivant le message prophétique de Sainte petite Thérèse, notre sœur et Mère, nous l’écouterons attentivement :  « Si nous mettons notre confiance dans le bon Dieu, faisant tous nos petits efforts et espérant tout de sa miséricorde, nous recevrons autant que les grands saints ! » (Conseils et souvenirs de Sœur Geneviève, 167.)

I. Contempler et suivre le Christ à l’école du Cœur de Marie

                                                                     « Ses yeux… une flamme ardente ! »   

                                                                                                   Ap 1,14

 

                                                                  « Entretiens en nous le désir de brûler au feu de ton Esprit  

                                                                                              pour briller comme de vives lumières

                                                                                                      lorsque ton Fils viendra ! »

                                                                                         Prière postcommunion, temps de l’Avent

                                                                                                              

 

        Le Verbe s’est fait chair (Jn 1,14) par le « fiat » de Marie (Lc 1,38) : Celui qui a créé les milliards de galaxies est devenu tout petit en son sein… Au « oui » de la Vierge, le Créateur s’est fait Sauveur, et comme le dit la maxime patristique : il est devenu ce qu’Il n’était pas sans cesser d’être ce qu’Il est. Ainsi, « le Soleil a brillé au sein d’une étoile » (Saint Pierre Damien). et Marie est devenue « Theotokos », Mère de Dieu !  Par Elle, Il est entré dans notre humanité et s’est rendu visible pour tous. On a pu le regarder, l’approcher, l’écouter, le toucher et le suivre (Mc 3,10 / 6,56).

 

        De sa naissance à la Croix, Marie a suivi son Sauveur et son Fils d’instant en instant… Elle a gardé « avec soin tous ces évènements en les repassant en son Cœur » (Lc 2,19). On est ici à la source cachée de l’Evangile et c’est là que se fonde notre appel : à travers le silence du Cœur de notre Mère, nous voulons être à l’école de son regard pour contempler et suivre Jésus. En effet, « personne n’a connu comme Marie la profondeur du mystère de Dieu fait homme. Sa vie entière fut modelée par la présence de la Miséricorde faite chair… son chant de louange fut consacré à la miséricorde qui s’étend « d’âge en âge ! » (Lc 1,50). Nous étions nous aussi présents dans ces paroles prophétiques de la Vierge Marie. » (Pape François, Le Visage de la miséricorde, Jubilé de la Miséricorde, 2015, n° 25-25). Ainsi, par la communion au Cœur Immaculé de Marie, nous voulons lâcher nos fausses richesses pour découvrir l’appel silencieux du Seigneur : « Jésus fixa sur lui son regard et l’aima » (Mc 10,21).

 

         Aujourd’hui plus que jamais, la prophétie d’Isaïe nous interpelle : « Les miséreux et les pauvres cherchent de l’eau et rien ! » (Is 41,17). Nous laisserons résonner en nos cœurs « ce cri dans la nuit » (Lm 2,19). Il nous poussera à annoncer l’infinie miséricorde à ceux qui se tiennent à « l’ombre de la mort » (Lc 1,79) et à répandre cette charité qui « excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout » (1 Co 13,7). La miséricorde est le dernier mot de la toute-puissance de Dieu et l’Eglise vit un désir inépuisable de l’offrir à tous. Elle veut s’unir à « ces tentatives que Dieu met en action pour faire une brèche dans le cœur de l’homme… » (Pape François, Le nom de Dieu est miséricorde, p.55-56).

 

          En ce temps de combats ultimes et de renouveau unique pour l’Eglise, nous serons d’une vigilance extrême en gardant l’avertissement du Seigneur : « Le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Lc 18,8). Nous laisserons aussi résonner en nos cœurs la parole bouleversante du prophète : « Et si on lui dit : « Que sont ces blessures sur ta poitrine ? » Il dira : « Celles que j’ai reçu chez mes amis ! » (Za 13,6). Alors, que notre cœur cherche l’humilité car « Dieu délivre le pauvre qui appelle ! » (Ps 72,12).

 

       Ainsi, nous n’oublierons pas que « pour Dieu, regarder c’est aimer. »(Saint Jean de la Croix).  Nous découvrirons alors peu à peu qu’Il sait tout de nous… et son regard de miséricorde le pousse toujours à aller très loin chercher la brebis perdue ! (Lc 15,4). Qui comprendra le silence de l’Amour infini caché dans le regard du Christ ? Son Regard dit son Cœur. Regard miséricordieux sur nos reniements comme pour Pierre (Lc 22,61-62) ; Regard infiniment respectueux comme sur la femme adultère (Jn 8,6-11) ; Regard fou de sa miséricorde sur le bon larron (Lc 23,42-43). Comme dans l’Evangile, son silencieux Regard est la manière la plus sublime de nous appeler à Lui, sans forcer un seul instant notre liberté. Ainsi, nous serons fidèles à l’oraison pour faire l’expérience de la silencieuse Miséricorde : elle vient ouvrir les yeux de notre cœur sur ce regard si beau de Jésus qui ne se détournera jamais…

II. Vivre du regard et du Cœur de Marie

« Je tiens mon âme en paix et silence

                                                                                           comme un petit enfant contre sa Mère… »

                                                                                                                                       Ps 130,2

 

                                                                                             « Marie doit éclater plus que jamais,

                                                                                               en miséricorde, en force et en grâce

                                                                                                      dans les derniers temps ! »

                                                                                                   Saint Louis Marie de Montfort

 

 

           « Mon Cœur Immaculé triomphera ! » (13 juillet 1917, Fatima). Cette promesse décisive de Marie à Fatima nous fait entrer en sa tendresse déployée à la fin des temps : sur tous et chacun, Elle est penchée dans un élan maternel pour offrir d’instant en instant l’ineffable tendresse de Dieu qui passe par son Cœur… Vivant au sanctuaire du Cœur Immaculé de Marie, nous accueillons la mission de Marie pour notre temps en l’annonçant au monde actuel : le Cœur de la Mère est douloureux car tous les cris et les silences de ceux qui se perdent viennent y résonner… et son indicible tendresse se déploie sur tous ses enfants. C’est bien ce mystère du Cœur blessé de Marie qui a résonné dans le cœur des trois enfants de Fatima, et qui continue à résonner dans le nôtre ! Saisis par la compassion de la Mère, leurs cœurs s’embrasent dans la prière et le sacrifice. Chaque instant devient pour eux un rendez-vous pour sauver les pêcheurs en train de se perdre…

 

                Dans notre appel en Eglise à suivre le Christ, nous voulons toujours mieux découvrir combien Marie est « Celle dont le Cœur est transpercé par la lance, qui comprend toutes les peines. Mère de tous, Elle est signe d’espérance pour les peuples qui souffrent les douleurs de l’enfantement… Elle est la missionnaire qui se fait proche de nous pour nous accompagner dans la vie. Comme une vraie mère, Elle marche avec nous, lutte avec nous, et répand sans cesse la proximité de l’amour de Dieu. » (Pape François, Exhortation apostolique Evangelii Gaudium, 24 novembre 2013, n° 286).

 

                Marie brille d’un éclat de victoire (Ap 12, 1-2) à travers les terribles combats de notre temps : « Elle est de toutes les luttes de l’Eglise, cette Femme enveloppée par le soleil, signe grandiose dans le ciel. » (St Jean-Paul II, Signe de contradiction, 1979, p. 255-256.) Car les derniers temps sont à nos portes et, à l’image de Noé, l’Esprit nous appelle à entrer dans l’Arche bénie du Cœur de son Epouse. Là, nous serons signes d’espérance et de paix pour ce monde au bord du gouffre… Et nous croyons que le chapelet ou Rosaire de Marie est l’arme secrète de la victoire ! En effet, « depuis que la Très Sainte Vierge a donné une grande efficacité au chapelet, il n’y a pas de problème matériel, ou spirituel, national ou international, qui ne puisse être résolu par le chapelet et nos sacrifices. » (Sœur Lucie de Fatima). Car le chapelet exerce à l’apprentissage de la douceur : en le priant, on commence dans l’humilité, en persévérant on est creusé dans cette patience dont le fruit est la paix que donne Jésus, Prince de la Paix. En vérité, « le Rosaire apprend le secret de la paix… et à en faire l’expérience au fond de son être, en vue de la répandre autour de lui. » (St Jean-Paul II, Le Rosaire de la Vierge Marie, 16 octobre 2002, n° 40.)

 

                A travers le Cœur Immaculé de Marie, nous serons missionnaires de l’extrême tendresse de Dieu pour les hommes et les femmes de notre temps. Car la Vierge est « le grand signe de la Miséricorde de Dieu » contemplé par St Jean (Ap 12, 1-2) sur l’île de Patmos. Revêtue de la lumière du Christ, Elle s’offre à tous pour gagner le combat contre les ténèbres :

 

« Qui est celle-ci qui surgit comme l’aurore

Belle comme la lune,

Resplendissante comme le soleil,

Redoutable comme une armée rangée en bataille ? »

                                                                                                            (Ct 6, 10)

 

C’est tout simplement notre Mère à tous dont l’incompréhensible tendresse la fait se pencher sur nous jour et nuit…

 

III. Les Saints de la Communion du Coeur Immacule de Marie

Né de la miséricorde du Père, notre « Communion du Cœur Immaculé de Marie » reçoit un appel gratuit de l’Esprit à suivre Jésus le Sauveur à travers la tendresse du Cœur de Marie. Conscients que toute nouvelle réalité d’Eglise naît de l’unique richesse baptismale en vue d’une « vie nouvelle » dans le Christ, notre Communion place une confiance sans limites en l’Esprit-Saint. Nous croyons que cet Esprit conduit l’Eglise Catholique vers « la Vérité toute entière » (Jn 16,13) en lui révélant jour après jour que « Dieu est Amour » (1 Jn 4,16). C’est Lui qui fait les Saints, et l’Eglise nous les présente pour éclairer notre chemin…

 

1. PATERNITE ET PROTECTION DE SAINT JOSEPH

 

Au cœur de notre appel marial, nous accueillons quotidiennement Saint Joseph comme Père et modèle unique de confiance, de silence et d’humilité dans la docilité à l’Esprit à travers la Mère de Dieu (Mt 1,18-25).

Nous le recevons comme un don unique du Cœur de Marie, qui nous confie à sa protection. Nous découvrirons en l’Epoux de Marie la plénitude de la vie mariale (Mt 1 et 2) : il n’a reçu Jésus que par ses mains de tendresse… Il ne l’a contemplé et aimé qu’à travers son Cœur Immaculé. Il a été enfanté dans la foi par le silence de Marie. Et c’est pourtant sur la force de son épaule et la prudence de son cœur que la Vierge s’est toujours appuyée. Ayant accueilli jusqu’au bout le dessein du Père à travers son épouse, il nous enseignera à prendre chez nous Marie, pour la laisser faire et vivre de sa foi silencieuse. Contemplatif du mystère caché en Marie, il est notre maitre de vie intérieure.

A travers la vie d’oraison et le travail au quotidien, il nous tournera sans cesse vers l’humilité du réel où se cache l’amour du Christ.

 

2. VISAGES MAJEURS

 

Ces Saints sont à la source de notre charisme en Eglise. Dans leurs vies, le Seigneur nous procure un modèle, dans la Communion avec eux une famille, et dans leur intercession un appui… C’est pourquoi ils nous seront plus particulièrement chers.

  • St Jean Apôtre, notre Père

 

Nous accueillons Saint Jean comme l’Apôtre bien-aimé qui nous apprendra à reposer avec confiance sur le Cœur de Jésus (Jn 13,23). En effet, son Evangile sera notre référence constante pour nourrir l’intelligence de nos cœurs : ne jamais nous habituer et être sans cesse bouleversés avec lui face au Visage si beau et si mystérieux du Verbe fait chair (Jn 1,1-18). Il nous apprendra ainsi à contempler « Celui qui est plus grand que notre cœur... » et qui sait tout de nous (1 Jn 3,20). Nous pourrons alors vaincre les doutes du péché en les abandonnant sans cesse à la miséricorde de Jésus et jusqu’au bout de notre vie : « Nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous et nous y avons cru. Dieu est Amour... » (1 Jn 4,16).

                De son Evangile à l’Apocalypse, nous contemplerons avec lui cette Mère de Jésus et nous la recevrons aussi du Seigneur comme « notre Mère » au pied de la Croix (Jn 19,27). Continuant à suivre l’Apôtre bien-aimé, nous vivrons sur ces traces de « l’esprit d’Ephèse », et nous pénétrerons avec lui dans le silence du Cœur de Marie (Lc 2,19) : là, nous découvrirons que resplendit dans son Evangile le regard unique de la Mère…. Pour vivre en Elle notre plus beau chemin : celui de la sainteté. Tel est le fondement contemplatif de notre rayonnement missionnaire.

Jean nous mènera enfin dans la perspective des combats ultimes de la fin des temps où nous est donnée la Femme bénie et douloureuse de l’Apocalypse pour vaincre avec l’humilité confiante le dragon déchainé de la fin des temps (Ap 12,1-2). Ainsi, nous découvrirons que ce Cœur Immaculé de Marie est cette « mer de cristal mêlée de feu » (Ap 15,2) où nous sommes appelé à plonger dans l’immensité divine pour chanter déjà « le cantique de l’Agneau ! »

  • Sainte Jacinta et saint Francisco de Fatima

 

Les trois enfants de Fatima seront enfin nos petits prophètes, nos protecteurs et nos amis intimes sur le chemin quotidien de la foi en Eglise. Ils nous apprendront à découvrir la beauté de Marie, sa maternelle présence et sa mission urgente pour tourner le monde actuel vers Jésus et le sauver du risque de l’enfer.

En ce sens, nous garderons en nos cœurs (Lc 2,19) la promesse d’une indicible tendresse de Notre Dame à Sœur Lucie qui a traversé toute sa vie et vient résonner dans la nôtre :

 

                                    « Ne te décourage pas, je ne t’abandonnerai jamais !

                                       Mon Cœur Immaculé sera ton refuge

                                       et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu... »

 

Nous accueillerons aussi la douceur contemplative du petit Saint François qui, dès la première Apparition, a reçu de la Vierge, à travers Lucie, cette parole décisive : « Dis-lui de réciter le chapelet et il me verra aussi ! » Avec lui, nous serons fidèles au Rosaire quotidien qui, par sa mystérieuse puissance, ouvre les cœurs au Dieu-Amour et arrête les guerres mondiales. De François, nous recevrons aussi cet amour contemplatif de la création où il devinait les traces de Dieu dans la beauté des fleurs, des oiseaux et des paysages... mais par-dessus tout, il a été bouleversé par l’indicible expérience de Dieu où la Vierge a plongé les trois enfants :

 

« Ce que j’ai aimé le plus a été de voir Notre Seigneur dans cette lumière que Notre Dame nous a mise dans la poitrine. J’aime tellement Dieu !... Nous étions là à bruler dans cette lumière qui est Dieu, et nous ne nous consumions pas. Comment est Dieu ?... personne ne pourra jamais le dire !... »

 

Nous accueillerons enfin la petite Jacinta comme l’écho ardent du Cœur Immaculé de Marie. De fait, Jacinthe est le témoin aimant et passionné de la Vierge. Elle dira à sœur Lucie : « J’aime tellement le Cœur Immaculé de Marie ! Il est si bon ! C’est le Cœur de notre petite Maman du Ciel ! N’aimes-tu pas répéter souvent : « Doux Cœur de Marie, Cœur Immaculé de Marie ? » Moi, j’aime ça tellement, tellement ! »

Jacinta va devenir aussi le témoin bouleversant de l’urgence du salut pour notre monde. Après la terrible vision de l’enfer révélée par la Vierge aux trois enfants, « l’âme de Jacinthe est entrée dans une grande passion pour la conversion des pécheurs ». Dans les derniers sacrifices à l’hôpital, elle a cette parole si forte pour nous aujourd’hui : « Si les hommes savaient ce qu’est l’éternité, ils feraient tout pour changer de vie ! »

Alors, suivons Sainte Jacinthe sur le chemin de la prière et de l’amour. La paix du monde est entre nos mains à travers le chapelet et les petits sacrifices quotidiens. Et communions au désir fou et universel de Jacinta dans le grand mystère du salut en Jésus-Christ qui nous appelle à l’Evangélisation : « Si je pouvais mettre dans le cœur de tout le monde, le feu que j’ai là, dans la poitrine !... »

                A Fatima, Marie a révélé comme nulle part ailleurs la tendresse de son Cœur Immaculé comme Arche de tendresse, de protection et de paix face aux terribles déchaînements du dragon (Ap 12,1-4) dans les derniers temps... Les trois enfants de Fatima veillent sur nous et nous appellent à faire cette prière à la Vierge :

 

      « Prophétie de l’Amour miséricordieux du Père,

         Educatrice de l’Annonce de la Bonne Nouvelle du Fils,

         Signe du feu ardent de l’Esprit Saint,

         Enseigne-nous, dans cette vallée de joies et de douleurs,

         Les vérités éternelles que le Père révèle aux petits.

         Montre-nous la force de ton manteau protecteur.

         Dans ton Cœur Immaculé, sois le refuge des pécheurs

         et le chemin qui conduit jusqu’à Dieu ... »

 

  • St Elie notre Père

 

Voulant vivre de son double esprit érémitique et prophétique, nous nous sentons aussi les enfants du prophète Elie, notre Père : pèlerin du désert du Kerit à l’Horeb, nous voulons le suivre dans la profondeur du silence... (1 R 19,1-13). C’est lui l’inspirateur de cette vie érémitique et prophétique (1 R 17,1) où notre appel source consiste à nous tenir en présence de Dieu à chaque instant de nos vies.

Prophète du feu sur le Mont Carmel (1 R 18,20-39), nous voulons comme lui nous tenir sans cesse en prière (1 R 17,2-6) pour nous laisser saisir et envoyer par l’Esprit d’Adonaï pour manifester aux hommes « sa puissance et sa miséricorde » (1 R 18,20-40).

Avec le prophète vierge, nous reconnaîtrons le mystère de Marie qui donne au monde le Messie (1 R 18,41-45), et comme lui, nous contemplerons sa beauté sur le Thabor (Lc 9, 28-36). A travers le mystère du retour d’Elie à la fin des temps, nous communierons à l’attente messianique d’Israël, notre frère aîné dans la foi (Ml 3,23 ; Ap 11, 1-13).

 

  • Ste Petite Thérèse et Petit Van

 

Prophète évangélique de la voie d’enfance (Mc 10,13-16) et Docteur de la Science d’amour, nous accueillons Sainte petite Thérèse comme notre Mère. La voie d’enfance commençant toujours par une illumination qui nous met à nu, nous suivrons l’enseignement de Thérèse sur les étapes paradoxales de la conversion évangélique. Nous laissant dérouter par le mystère de ce Dieu qui cherche des pauvres à son image, nous apprendrons à découvrir en la pauvreté de cœur notre seul trésor… Car vivre le bonheur de la première béatitude nous révèlera la beauté du visage de Dieu : Miséricorde. Suivant les traces de Thérèse dans une expérience toujours plus approfondie de la pauvreté offerte à la Miséricorde, nous espérons être l’Amour au cœur de l’Eglise.

 

En étant comme lui petit frère de Thérèse, en contemplant sa vie blottie sur le Cœur de Marie, nous voulons suivre Van sur la voie d’enfance mariale. Par sa simplicité, il est notre guide pour « devenir de jour en jour plus enfant » dans le Cœur Immaculé de Marie, Vierge missionnaire.

 

 

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