Apocalypse 12,1 : « Le soleil l’enveloppe, la lune est sous ses pieds

et douze étoiles couronnent sa tête »

Cette Femme enveloppée par le soleil est Marie : transparence parfaite du Christ, « Lumière du monde » (Jn 8,12) qui s’est fait tout petit en son sein... car dans le mystère ineffable de l’Incarnation, le Soleil est né d’une étoile ! L’Eternel est entré dans notre temps. Pour transfigurer l’histoire, Dieu s’est fait homme. Comme le soulignent les Pères de l’Eglise : « Il est devenu ce qu’Il n’était pas, sans cesser d’être ce qu’Il est ». Il l’a manifesté à la Transfiguration devant Pierre, Jean et Jacques où « son Visage a resplendi comme le soleil ! » (Mt 17,2). Et après la Résurrection du Seigneur, l’Apôtre Jean, le bien-aimé, nous partage la vision qui a bouleversé sa vie, sur l’Ile de Patmos, au tout début de son Apocalypse : « Son visage, c’est comme le soleil qui brille dans tout son éclat » (Ap 1,16). Ce Visage de lumière est aussi notre héritage et pour le contempler, Jésus nous a dit sur la Croix à travers son Apôtre : « Voici ta Mère ! » (Jn 19,27). Saint Louis-Marie Grignion de Montfort le confirme avec tant d’autres Saints ou Pères de l’Eglise :

« Aller à Jésus-Christ par Marie... c’est pratiquer l’humilité qui ravit toujours le Cœur de Dieu... Car Marie devient toute chose à cette âme auprès de Jésus-Christ : elle éclaire son esprit par sa pure foi. Elle approfondit son cœur par son humilité, elle l’élargit et l’embrase par sa charité, elle le purifie par sa pureté, elle l’anoblit et l’agrandit par sa maternité... Il n’y a que l’expérience qui apprend ces merveilles de Marie... » (Le secret de Marie, n° 36 et 57). Elle est véritablement cette « mer de cristal mêlée de feu » (Ap 15,2), transparence unique et sublime de l’Esprit ! Et son Cœur Immaculé, offert maternellement à notre foi, peut nous plonger à chaque instant dans l’Océan d’amour infini de la Trinité Sainte.

C’est pourquoi « la lune est sous ses pieds » car Elle domine désormais les puissances du mal : Elle écrase la tête du Serpent sous ses pieds comme la représente nombre de statues ou d’images. On peut dire d’Elle ce que précise un passage de l’Apocalypse : « La ville peut se passer de l’éclat du soleil et de celui de la lune, car la gloire de Dieu l’a illuminée, et l’Agneau lui tient lieu de flambeau ! » (Ap 21,23). Souvenons-nous ici des Apparitions de la Vierge à Fatima où lorsqu’Elle vient, la lumière de ce monde est modifiée : « Le soleil commença à perdre de son éclat et l’atmosphère prit une vraie magnificence de couleur ! » Car à chaque Apparition, il y eut ces modifications étonnantes de luminosité. C’est comme si un peu de la splendeur du Ciel descendait sur terre et réduisait celle de la création...

Enfin, « douze étoiles couronnent sa tête » : un chiffre biblique qui exprime l’élection de la Vierge et sa plénitude de grâce (Lc 1,28). On le retrouve souvent dans l’Ecriture : les 12 Apôtres, les 12 tribus d’Israël, les 12 portes de la Jérusalem messianique (Ap 21,9-14). Mais ces douze étoiles qui couronnent la tête de Marie signifient aussi que nous sommes tous appelés à devenir des saints, étoiles dans le Ciel de Dieu. L’Apparition de la Vierge à Pontmain le 17 janvier 1871 en témoigne magnifiquement... alors que la France était envahie par la Prusse, Marie apparaît à 4 enfants et retourne la situation en faisant prier toute une paroisse : « Elle se présente vêtue d’une robe bleue parsemée d’étoiles, et plus on prie le chapelet, plus les étoiles se multiplient sur sa robe et autour d’elle... » L’invasion Prussienne s’arrête et la France est sauvée ! Quelle actualité pour ces temps de la fin que nous vivons où le saint Rosaire peut encore faire des miracles...

Méditation mariale de Juillet-Août 2020

Le verset 19 du chapitre 11 est comme un prélude où le temple de Dieu s’ouvre en manifestant « son arche d’alliance »… puis ce sont une série de manifestations grandioses et effrayantes : « Ce furent des éclairs et des voix, des tonnerres et un tremblement de terre ! » Cela ressemble à l’expérience du prophète Elie à l’Horeb : « Et après le tremblement de terre un feu, mais Yahvé n’était pas dans le feu ; et après le feu, le murmure d’une brise légère… Dès qu’Elie l’entendit, il se voila le visage avec son manteau…» (1 R 19,12-13). Nous aussi, en commençant à méditer ce chapitre 12 de l’Apocalypse, il nous faut imiter l’humilité d’Elie qui se fait tout petit et toute écoute devant le Dieu qui parle au cœur. Remarquons aussi qu’à « l’Arche d’alliance » qui contenait le précieux Décalogue a succédé « Marie » : la nouvelle « Arche du salut » qui porte et donne au monde Jésus, le Sauveur. Ce mystère indicible de la venue du Verbe en la Vierge doit susciter en nos cœurs un émerveillement semblable à celui d’Elisabeth à la Visitation : « Bénie es-tu entre les femmes, et béni le fruit de ton sein ! Et comment m’est-il donné que vienne à moi la Mère de mon Seigneur ? » En cette fin des temps, marquée par tant d’Apparitions de la Vierge, et surtout à chaque chapelet quotidien, nous pouvons reprendre les paroles d’Elisabeth qui se réalisent mystérieusement dans la foi au cœur de nos vies : Comment m’est-il donné que tu viennes vers moi chaque jour, toi Marie, Mère de miséricorde ? La seule réponse est venue du Seigneur en croix : à travers Jean, son Apôtre bien-aimé, Il nous donne le don le plus précieux de son Cœur pour le suivre : « Voici ta Mère ! » (Jn 19,27). Ainsi, Marie nous aime dans l’élan rédempteur du Cœur ouvert de son Fils…

Le verset 1 du chapitre 12 commence par une Révélation à travers ce « signe grandiose » qui « apparut au ciel » : il s’agit ici du terme grec « ôphthè » (ophtalmo) qui signifie « se laisser voir -apparaître – révéler ». Ce signe est annoncé comme « grandiose » et l’on pourrait s’attendre à une démonstration de puissance… et voici l’humilité et la fragilité d’une femme, mais une Femme qui « surgit comme l’aurore, belle comme la lune, resplendissante comme le soleil, redoutable comme une armée rangée en bataille ! » (Ct 6,10). Dans ce signe d’une puissance mystérieuse, l’interprétation habituelle est de reconnaitre d’abord l’Église, peuple des temps messianiques, car « le monde fut créé en vue de l’Eglise » disaient les chrétiens des premiers temps » (CEC 760).

On y reconnaît aussi Marie, l’Immaculée Mère de Dieu, qui n’est pas seulement le membre le plus éminent du Corps du Christ, mais par-dessus tout la Mère de l’Eglise. Sa maternité universelle la lie au mystère de l’histoire de l’Eglise et du monde… et on peut dire que Saint Jean est en quelque sorte le témoin de la première Apparition de Marie ! En faisant un bond dans l’histoire, souvenons-nous de Notre Dame de Fatima à la dernière Apparition du 13 octobre 1917 où Elle se montre vraiment Reine de la Création : Commençant à s’élever vers le Ciel, la Sainte Vierge ouvrit les mains qui projetèrent des rayons lumineux sur le soleil… il se mit d’abord à tourner magnifiquement pour la joie de tous, mais ensuite à foncer sur la terre en s’arrêtant au dernier moment ! Cela provoqua la frayeur des cent mille personnes présentes qui firent l’expérience d’une possible fin du monde. Il y a plus d’un siècle, Notre Dame de Fatima a voulu nous laisser entrevoir que ce terrible évènement nous « menace » si notre civilisation continue à s’enliser dans l’horreur du péché… bien au-delà de la corruption du temps de Noé ou l’infamie de Sodome et Gomorrhe !

C’est pourquoi à Fatima et en toutes ses Apparitions, Marie nous invite à prier au moins quotidiennement le chapelet, et mieux : le Rosaire ! Il faut se souvenir encore ici de l’appel prophétique de Sœur Lucie de Fatima : « Depuis que la Très Sainte Vierge a donné une grande efficacité au chapelet, il n’y a pas de problème matériel ou spirituel, national ou international, qui ne puisse être résolu par le chapelet et nos sacrifices… »


Apocalypse 12 : clef mystérieuse pour saisir notre temps !


Durant au moins une année, nous allons tenter de pénétrer quelque peu ce texte lumineux et mystérieux d'Apocalypse 12 avec l'intelligence de la foi. Il nous plonge dans les terribles combats et drames de la fin des temps : non fin du monde, mais fin du temps des nations modernes qui se sont construites sans Dieu, et qui, sous l'influence du Dragon sont devenues ennemis de Dieu ! Il faudra cependant se souvenir que dans la " Parousie " (le " être là " de l'Avènement du Seigneur...), ce qui est déjà advenu au Ciel se déploie dans le temps agité de notre monde. Cela nous invite à la patience de la fidélité dans l'humilité du quotidien et la force de l'espérance.

Dans le livre de l'Apocalypse, qui couronne la Bible, le chapitre 12 est considéré comme unique et central par la tradition exégétique ecclésiale. Il s'ouvre sur la manifestation d'un " signe grandiose : une Femme ! " Le ton est donné car c'est par la beauté et l'humilité d'une Femme que vient la victoire sur l'horreur du mal à travers son Enfant Sauveur. Comment ne pas revenir ici à l'intuition du Pape marial que fût St Jean-Paul II. Elle nous invite à pénétrer dans le secret du Cœur Immaculé de Marie pour y être ajusté à son humilité triomphante (Lc 1,52) :

" Réjouis notre cœur, O Mère, affermis-le dans la certitude

que le Dragon n'est pas plus fort que ta beauté !...

Le temps des yeux levés vers Marie commence..."


© 2018 Communion du Coeur Immaculé de Marie. Proudly created with Wix.com

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now